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juil 17

Parole à… Jonathan Bocquet, adjoint à la jeunesse et à la vie étudiante de Villeurbanne

Jusqu’au lancement du Congrès nous donnons la parole à des personnalités, pour qu’ils nous disent pourquoi ils s’engagent, aux côtés de l’Anacej, dans la mise en place de ce Congrès. Aujourd’hui parole à Jonathan Bocquet, adjoint à la jeunesse et à la vie étudiante de Villeurbanne.

Jonathan Bocquet

Jonathan Bocquet

Pourquoi est-ce important pour vous d’accueillir le Congrès ?

La ville de Villeurbanne a été pionnière en matière d’ouverture à la participation citoyenne ouvrant les conseils de quartiers bien avant que la loi ne l’exige. Par ailleurs, lorsqu’il était député, le maire Jean-Paul Bret avait été rapporteur de la commission  parlementaire sur les droits de l’enfant. C’est un sujet sur lequel il est particulièrement attentif. La création du Conseil Villeurbannais de la Jeunesse témoigne de cette volonté de leur donner la place qui leur revient. L’exigence de la concertation est dans l’ADN de la ville ainsi que la conviction du rôle majeur de l’éducation populaire. L’accueil de ce Congrès s’inscrit dans cette logique. C’est une manière de valoriser le travail effectué par l’Anacej et de promouvoir les nombreux dispositifs de la ville à destination des jeunes. En rassemblant les acteurs de la participation des jeunes, c’est l’occasion de faire avec eux le point sur les politiques jeunesses et de fixer une nouvelle ligne d’horizon.  A travers les différents ateliers, il s’agit de mettre en lumière concrètement la capacité de ces conseils d’enfants et de jeunes à exprimer leurs attentes, à débattre et à contribuer activement à la réflexion politique en faisant émerger de nouvelles idées. Notre implication dans l’anacej résulte de cette volonté de promouvoir sans cesse «  le pouvoir d’agir » des jeunes. La ville est très fière d’accueillir un événement d’une telle envergure et de témoigner aux côtés de la région de son ambition en matière de politique jeunesse. Nous espérons que cela contribuera à la diffusion des valeurs et des pratiques participatives et encouragera d’autres collectivités à faire place aux jeunes.

« On ne cesse de réclamer des jeunes qu’ils s’impliquent davantage dans la société mais on ne leur laisse pas la place et on ne leur donne pas la parole. On leur reproche de ne pas aller voter et de ne pas s’intéresser à la vie de leur cité, mais ont-ils les opportunités de le faire ? »

En quoi est-ce nécessaire d’associer les jeunes aux politiques publiques de votre collectivité ?

On ne cesse de réclamer des jeunes qu’ils s’impliquent davantage dans la société mais on ne leur laisse pas la place et on ne leur donne pas la parole. On leur reproche de ne pas aller voter et de ne pas s’intéresser à la vie de leur cité, mais ont-ils les opportunités de le faire ? Trop souvent, la place qui leur est laissée se résume à de la figuration. Si nous voulons en faire des citoyens, il faut les reconnecter à la vie locale. Pour cela il faut créer des espaces publics propices à leur participation. C’est ce que nous nous efforçons de faire à Villeurbanne via le conseil villeurbannais de la jeunesse, mais aussi par de nombreux dispositifs encourageant leur engagement, en favorisant leur autonomisation et en les accompagnant dans les projets dont ils sont à l’initiative sur le territoire. Cela demande de changer de regard sur les jeunes. Trop souvent vus comme des problèmes et jamais comme porteurs de solutions. En les associant aux politiques publiques, nous bénéficions de leur expertise, on les responsabilise bien sûr, et surtout on donne à voir leurs compétences et leur sens de l’engagement pour le collectif. Ainsi, en contraste avec la défiance dont ils sont souvent victimes, on démontre qu’ils sont légitimes dans la coconstruction de l’intérêt général. Il ne faut pas oublier que les jeunes sont les meilleurs connaisseurs de leurs quotidiens. C’est le meilleur observatoire. Il parait donc évident qu’ils doivent être entendus sur l’ensemble des problématiques qui les touchent directement en tant que jeunes. Mais pas seulement. Il faut s’efforcer plus largement de les consulter sur l’ensemble des enjeux politiques, car la société que l’on construit pour demain, c’est la leur. 

Un souhait pour le Congrès ?

D’abord, je souhaite que ce soit un moment convivial. Un Congrès, c’est avant tout des rencontres, des échanges, du dialogue. En soi, cette ouverture sur les autres participe déjà de l’éducation à la citoyenneté. Si en plus, ce Congrès permet de convaincre d’autres collectivités d’initier une démarche participative à l’égard des jeunes, ce sera une grande victoire. Mais le Congrès est aussi un temps de travail et j’espère que les ateliers seront constructifs et permettront à chacun de repartir avec un maximum d’idées nouvelles pour améliorer encore les dispositifs. Le thème du Congrès (la mobilité) promet de soulever tout un ensemble d’enjeux très divers et extrêmement importants. Je sais que nombre de mes collègues élus ont déjà pris date et seront attentifs à ce qui se dira dans ce Congrès. Nous attendons des jeunes qu’ils soient force de proposition et qu’ils nous inspirent les politiques publiques à venir. Je compte sur eux.

Propos recueillis par Simon Berger

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