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oct 21

Parole à… Meriem Derkaoui de Cités Unies France

Jusqu’au lancement du Congrès nous donnons la parole à des personnalités, pour qu’ils nous disent pourquoi ils s’engagent, aux côtés de l’Anacej, dans la mise en place de ce Congrès. Aujourd’hui parole à Meriem Derkaoui présidente du groupe-thématique jeunesse de Cités Unis France.

Meriem Derkaoui

Meriem Derkaoui

Pouvez-vous nous présenter votre organisation, sa vocation et les actions que vous menez auprès des jeunes ?

Cités Unies France (CUF) fédère les collectivités territoriales françaises engagées dans la coopération internationale. CUF compte 500 adhérents et anime un réseau de 3 000 collectivités territoriales et la ville d’Aubervilliers que je représente également, en est un membre actif. Elle forme un réseau unique de solidarité entre les collectivités et vers le monde. CUF anime des groupes-pays et des espaces thématiques.

Depuis une dizaine d’années, l’association développe une approche « jeunesse » transversale au sein de ses différents pôles géographiques dans un souci d’élargissement et d’enrichissement des thématiques couvertes par les partenariats de coopération décentralisée.

Le groupe thématique jeunesse est un espace d’échanges qui permet aux acteurs de la jeunesse et de l’international de se rencontrer, de se concerter et de partager les stratégies, les outils et les initiatives mises en œuvre sur d’autres territoires, en France mais aussi à l’étranger. La spécificité de ce groupe est de rassembler des acteurs de différentes natures.

Nous n’intervenons pas directement auprès des jeunes puisque notre public cible sont les représentants des collectivités territoriales, les élus et les agents. Le travail que nous menons est davantage auprès des acteurs intermédiaires.

Nos missions s’articulent autour des actions suivantes :

- Veille, analyse et diffusion dinformation auprès des collectivités territoriales sur  les programmes et les dispositifs de soutien aux initiatives et projets favorisant l’engagement des jeunes à l’international (mis en place notamment par le ministère de la Jeunesse, le ministère des Affaires étrangères et européennes, l’Union européenne et les collectivités territoriales) ; diffusion d’information sur les initiatives /projets portés par les collectivités territoriales ou les associations.

Développement des échanges et mutualisation dexpériences entre collectivités territoriales sur les questions de jeunesse à l’international à travers des réunions du groupe jeunesse, l’organisation d’évènements, d’ateliers… (échanges autour de la construction d’une politique jeunesse à l’international, des dispositifs de soutien à l’engagement des jeunes, de l’encadrement, de la valorisation au retour… ).

Conseil et appui aux collectivités territoriales dans le montage de leurs projets jeunesse à l’international.

Favoriser la mise en réseau des acteurs de la jeunesse et de la solidarité internationale

Pourquoi souhaitez-vous vous engager auprès de l’Anacej dans l’organisation du Congrès ?

Cités Unies France et l’Anacej ont formalisé leur partenariat le 5 septembre dernier en signant une convention. Mais notre collaboration est bien antérieure puisque dès 2011, nous avons co-construit et co-organisé, avec également France Volontaires, des séminaires de sensibilisation sur les démarches et les dispositifs d’accompagnement d’un projet à l’international auprès des travailleurs jeunesse et des acteurs de la coopération internationale. Et c’est donc tout naturellement que nous avons souhaité être partie prenante de ce Congrès, d’autant plus que cette année la thématique est la Mobilité qui est au cœur de nos activités et de notre partenariat avec l’Anacej.

Le thème de cette 10ème édition est la mobilité, pensez-vous que cette thématique est un facteur de citoyenneté ?

Oui, c’est un vecteur de compréhension et d’ouverture au monde. La mobilité c’est un véritable outil de conscientisation des jeunes dans leur rapport à la citoyenneté mais également dans la quête de leur identité. La mobilité c’est la possibilité d’aller vers la différence, vers d’autres modes de vie et de pratiques. Pour arriver à l’unité, à de la cohésion, il faut faire l’expérience de la différence. Cette expérience de la mobilité leur permette de se confronter à des réalités qui viennent bousculer leurs représentations de l’autre.

La mondialisation de l’information et la multiplication des réseaux sociaux, bien que nécessaires à notre temps peut donner l’illusion d’autonomie aux plus jeunes, il est crucial aujourd’hui de continuer à favoriser les rapports humains, privilégier l’épanouissement individuel et de l’enrichissement collectif.

Propos recueillis par Lilia Benhadji

 

 

 

 

 

 

 

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