oct 17

Parole à… Pascal Bonnetain, Secrétaire Général de l’OFQJ

Jusqu’au lancement du Congrès nous donnons la parole à des personnalités, pour qu’ils nous disent pourquoi ils s’engagent, aux côtés de l’Anacej, dans la mise en place de ce Congrès. Aujourd’hui parole à Pascal Bonnetain, Secrétaire Général de l’Office franco-québécois pour la jeunesse.

OPQC P BONNETAIN

Pascal Bonnetain

Pouvez vous nous présenter l’OFQJ, sa vocation et les actions que vous menez auprès des jeunes ?

L’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) contribue au rapprochement des jeunesses française et québécoise par des programmes de mobilité axés sur le développement et le perfectionnement professionnels, dans les secteurs économique, culturel et social, tout en favorisant les découvertes interculturelles et le  maillage des réseaux.

Organisme bigouvernemental créé en 1968, l’OFQJ est un acteur majeur de la coopération franco-québécoise dont le conseil d’administration est coprésidé par le ministre en charge de la jeunesse en France et le ministre des Relations internationales au Québec.

Implanté en France et au Québec, l’OFQJ conseille et soutient chaque année près de 10 000 jeunes adultes de 18 à 35 ans dans leur projet de mobilité professionnelle outre-Atlantique (stage, études, emploi temporaire, participation à un événement, mission commerciale, délégation thématique, etc.).

L’OFQJ détient une compétence unique en matière d’accompagnement à la mobilité et de conception et gestion de projets outre-Atlantique. En tant qu’initiateur, catalyseur ou partenaire, il contribue à accroître les échanges d’expertise et de savoir-faire, facilite l’insertion professionnelle et la mise en réseau de jeunes professionnels de toutes disciplines et de tous secteurs, au Québec et plus largement en Francophonie.

Quatre axes stratégiques sont prioritairement encouragés :

  • Employabilité des jeunes adultes
  • Développement de réseaux de partenaires, échanges d’expertises et de savoir-faire
  • Création d’entreprise et export des TPE et PME
  • Volontariat et missions professionnelles dans l’espace francophone

Pourquoi souhaitez-vous vous engager auprès de nous dans l’organisation de ce Congrès ?

- Valoriser partenariat OFQJ – ANACEJ : ce partenariat a été convenu afin de favoriser les échanges d’expertises françaises et québécoises en matière de démocratie participative des jeunes. L’OFQJ et l’ANACEJ conviennent également de partager leurs compétences afin d’accroître la participation et la mobilité des jeunes impliqués dans une démarche citoyenne.

Expertise en mobilité internationale notamment avec le programme « Engagement citoyen » : depuis plus de 45 ans, cet axe consiste à soutenir des projets ou à initier des partenariats pour construire des pistes de réflexion et d’action face aux problématiques rencontrées dans le domaine politique, économique, social, culturel environnemental, sécuritaire et face aux grands enjeux contemporains. Le point commun de tous ces évènements est de favoriser l’innovation, l’expérimentation sociale et le transfert des compétences (pratique). Ainsi, nous proposons des actions en fonction des publics et des objectifs – individuels ou collectifs – des participants dont le point commun est l’engament citoyen dans de multiples domaines, tant au sein de leur propre milieu de vie qu’au niveau international.

Faire la promotion de la mobilité internationale des jeunes notamment au Québec (et de manière plus large dans l’espace francophone) : aller chercher des expertises ailleurs a toujours su nourrir les réflexions et les évolutions personnelles et professionnelles. Dans un contexte international aujourd’hui mondialisé, la mobilité internationale est un plus dans le parcours des jeunes, elle est a encourager et à soutenir.

Le thème de cette 10ème édition est la mobilité, pensez vous que cette thématique est un facteur de citoyenneté ?

La mobilité des jeunes – notamment la mobilité internationale qui est notre domaine de compétence – encourage et favorise l’esprit citoyen pour plusieurs raisons :

– échanger sur des problématiques et des enjeux actuels avec des jeunes d’autres pays et d’autres cultures est inspirant : les jeunes reviennent d’un séjour professionnel ou professionnalisant à l’étranger avec plus de dynamisme et une plus grande envie d’entreprendre

– la mobilité développe la créativité des jeunes, les motive et les pousse à s’investir plus dans leur quotidien au bénéfice de la communauté

– la mobilité est un facteur de maturité qui favorise l’engagement citoyen : le jeune qui part pour la première fois à l’étranger revient « grandi » avec un sens de la « débrouillardise » accru

l’ouverture d’esprit provoquée par la mobilité favorise l’acte citoyen (altruisme)

– permet au jeune de valoriser ses savoir-être et ses savoir-faire en se confrontant à une autre façon d’être et de faire

– la mobilité permet aussi de consolider sa trajectoire personnelle et professionnelle et de développer un réseau de jeunes qui peut permettre ensuite d’initier des réflexes de coopération et d’échanges au bénéfice de l’engagement citoyen

Propos recueillis par Lilia Benhadji

oct 15

Retour sur les éditions précédentes

Retrouvez en image les précédentes éditions du Congrès de l’Anacej.

Le dernier Congrès de l’Anacej avait lieu à Lille en Octobre 2012. Retour en image sur cette édition :

Image de prévisualisation YouTube

Découvrez aussi le reportage des jeunes journalistes de Radio Sommières, radio créée par la fédération départementale des Francas du Gard animée par des enfants et de jeunes.

En 2010 le 8ème Congrès de l’Anacej avait lieu à Pau, découvrez le résumé de cette édition en vidéo :

http://www.dailymotion.com/video/xfi3q3

 

Organisé à Paris en 2006, le 6ème Congrès de l’Anacej avait pour thème « Participer ça change quoi ? » !

http://www.dailymotion.com/video/xca3eg

oct 14

Jets d’encre fête ses 10 ans au Congrès !

Avec ou sans moyens, avec ou sans aide, mais toujours avec la rage et le plaisir de s’exprimer, les jeunes prennent la parole et créent des journaux dans les lieux de vie qui sont les leurs.

logoJEL’association Jets d’encre, fédératrice de ces journaux et soutien, célèbre en octobre ses dix ans d’existence et d’actions au service de la reconnaissance et de la défense de ces journaux jeunes. Pour souffler ses bougies, Jets d’encre sera présente au Congrès lors de la soirée du 27 octobre à l’Hôtel de Région de Rhône-Alpes. Tout au long de la soirée, elle proposera des animations permettant à chacun de se familiariser au phénomène de la presse d’initiative jeune et aux obstacles auxquels cette presse est encore aujourd’hui confrontée.

Attendez-vous donc à être sollicités au cours de cette soirée par des jeunes qui ont choisi de prendre la parole, avant même qu’on leur donne !

 

 Intrigués ? Vous pouvez dès maintenant en savoir plus sur l’association sur son site : www.jetsdencre.asso.fr.

oct 14

La presse jeune au coeur du Congrès avec Jets d’encre

La question de la place des jeunes dans l’espace commun inclut la question de la capacité des jeunes à être directement acteurs de la vie publique. Et quel meilleur moyen de participer à la vie collective que de créer un journal ?

livre_blanc_jets_dencreMardi 28 octobre, de 14h à 17h à l’IUT de Villeurbanne, l’association Jets d’encre animera dans ce but une table-ronde sur le thème : « Un journal jeune dans chaque quartier et chaque ville, c’est l’affaire de tous ! ». Cette discussion offrira des regards croisés de journalistes jeunes de quartier ou de ville, d’accompagnateurs de journaux jeunes, d’élus et de personnalités travaillant sur la question de la liberté d’expression des jeunes, ainsi que du public adulte du Congrès. L’un des supports de cette réflexion sera le Livre Blanc « Quel avenir pour la presse jeune ? » publié par l’association à l’occasion de son anniversaire et en avant-première à cette journée, et les propositions qu’il met en avant pour encourager la création de journaux dans les quartiers et les villes.

La réflexion sera principalement basée sur les propositions issues du Livre Blanc, traité sur la presse jeune publié par l’association à l’occasion de son 10ème anniversaire et diffusé en avant-première lors de cette journée. Ce Livre Blanc contient notamment plusieurs propositions afin d’encourager la création de journaux dans les quartiers et les villes.

 

oct 14

La Boussole, le Journal En Direct du Congrès !

Je ne suis pas très grande, je tiens dans vos poches, je suis ronde et bien ouvragée, j’adore voyager et j’ai un très bon sens de l’orientation… Qui suis-je ? Je suis la Boussole !

L'équipe de Jets d'encre, distribuant son JED lors du Congrès de Pau

L’équipe de Jets d’encre, distribuant son JED lors du Congrès de Pau

La Boussole, c’est le journal en direct du Congrès de l’Anacej réalisé par l’association Jets d’encre. Nous,  journalistes jeunes, serons présents tout au long de l’événement pour écrire trois numéros d’un journal de voyage sur l’évènement qui vous sera distribué pour vous guider à travers ateliers et tables rondes. Interviews, présentations ou encore compte-rendu des activités… Nous vous montrerons le parcours que vous avez suivi sous un nouvel angle, avec un regard jeune et dynamique. Nous serons accompagnées par six jeunes voyageurs de l’Anacej qui viendront découvrir la déboussolante expérience qu’est la réalisation d’un journal en direct. Vous nous croisez donc sûrement, bloc note sous le bras, parcourant les couloirs, ou appareil photo à la main, en partance pour une nouvelle conférence ou pour recueillir vos impressions.

Alors, enfilez de bonnes chaussures, n’oubliez pas vos titres de transport, et partons à la conquête de la mobilité !

oct 13

Le programme complet du Congrès !

Ateliers, tables rondes, soirées… Téléchargez le programme complet du 10ème Congrès de l’Anacej !

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oct 13

Parole à… Sarah Boukaala, Conseillère régionale déléguée à la jeunesse de la région Rhône-Alpes

Jusqu’au lancement du Congrès nous donnons la parole à des personnalités, pour qu’ils nous disent pourquoi ils s’engagent, aux côtés de l’Anacej, dans la mise en place de ce Congrès. Aujourd’hui parole à Sarah Boukaala, Conseillère régionale déléguée à la jeunesse de la région Rhône-Alpes.

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Sarah Boukaala

Pourquoi est-ce important pour vous d’accueillir le Congrès ?

C’est important parce que l’ANACEJ est aujourd’hui reconnue comme un carrefour d’expériences ainsi qu’un lieu de débats et de réflexion. Elle est aussi l’unique instance ressource pour les élu-e-s en charge de la jeunesse. A ce titre, je suis particulièrement fière d’organiser, en partenariat avec la Ville de Villeurbanne, ce Congrès. C’est un temps fort du travail mené tout au long de l’année par l’ANACEJ. Il représente d’abord un moment festif et c’est important de préserver ces moments même si le travail mené par ailleurs est du plus grand sérieux. Il est surtout un moment d’échanges pour les jeunes, les experts et les élus.

En quoi est-ce nécessaire d’associer les jeunes aux politiques publiques de votre collectivité ?

 La participation démocratique des jeunes à la vie locale est une priorité du Conseil régional. Le Forum Citoyen Jeunesse a permis de créer un espace régional d’expression pour les jeunes.

Nous avons ainsi souhaité associer pleinement les jeunes dans les différentes étapes de construction des politiques publiques qui les concernent. Cela permet d’abord de développer leur citoyenneté, de leur donner la possibilité de s’engager à un moment de l’histoire où l’individualisme, le repli sur soi n’ont jamais été aussi forts. Cela permet aussi aux jeunes de prendre en main leur propre avenir.

Il s’agit au final d’en faire des acteurs à part entière de notre société. Je tiens à souligner que cette méthode participative n’est ni une vitrine ni un exutoire. Nous l’utilisons réellement pour la mise en œuvre de nos politiques. C’est ainsi que nous avons pu adopter le plan régional de lutte contre les discriminations en 2009, mettre en place le « pass contraception-prévention » en 2011 ou conduire une réflexion prospective dans le cadre de la démarche « Montagne 2040 » en 2012.

Un souhait pour le Congrès ? 

Qu’il constitue un temps de réflexion fructueux, ce qui semble plus qu’utile dans un contexte  difficile qu’il constitue une source de préoccupation majeure pour la jeunesse…

Et puis, pour les décideurs, si vous me permettez l’expression, c’est l’opportunité, enfin je l’espère, d’affirmer que la jeunesse ne doit pas être la grande oubliée de la Réforme territoriale, comme elle l’a été des dernières lois de décentralisation.

Et enfin, j’attends que les participants soient heureux de se retrouver dans ce bel Hôtel de Région. Sauf erreur de ma part, c’est la première fois que le Congrès de l’ANACEJ ne se déroule pas dans une ville ou un Département.

En tant que Conseillère régionale déléguée à la Jeunesse, je suis plutôt fière de cette première !

Propos recueillis par Simon Berger

sept 25

Parole à… Jean-Daniel Balme, Délégué général de France Volontaires

Jusqu’au lancement du Congrès nous donnons la parole à des personnalités, pour qu’ils nous disent pourquoi ils s’engagent, aux côtés de l’Anacej, dans la mise en place de ce Congrès. Aujourd’hui parole à Jean-Daniel Balme, Délégué général de France Volontaires, partenaire de l’Anacej qui sera présent à « L’apéro des partenaires » du lundi 27 octobre ! Dans ce cadre, il nous présentera le guide S’engager pour la solidarité internationale ici ou là-bas conçu en collaboration entre France Volontaires et l’Anacej.

Jean-Daniel Balme

Jean-Daniel Balme

Pouvez-vous nous présenter France Volontaires, sa vocation et les actions que vous menez auprès des jeunes ?

France Volontaires est la plateforme française des Volontariats Internationaux d’Echanges et de Solidarité (VIES). Elle est co-gérée par l’Etat, les associations et les collectivités territoriales.

Ces engagements volontaires et solidaires à l’international se vivent dans un cadre formel,  (le Volontariat de Solidarité Internationale, le Service Civique International,) mais également dans des cadres plus informels (les chantiers internationaux).

Au-delà de la diversité des formes que prennent ces expériences, elles revêtent un socle de valeurs communes et participent à la consolidation de la citoyen­neté, à la cohésion sociale et au développement des compétences tant pour les volontaires que pour les sociétés d’accueil et d’envoi. Notre action et celle de nos membres s’inscrit ainsi dans le  respect de la Charte des Volontariats Internationaux d’Echange et de Solidarité, portée par Annick Girardin, Secrétaire d’Etat chargée du Développement et de la Francophonie, lors du Salon des Solidarités en juin 2014.

Concrètement, France Volontaires appuie et soutient les acteurs du volontariat, candidats, volontaires, structures d’accueil et d’envoi dans la mise en œuvre et l’accompagnement de leurs projets.

Nous intervenons notamment au travers de notre réseau d’Espaces Volontariats implantés dans 26 pays d’Afrique, d’Amérique Latine, d’Asie et des  Caraïbes.

Pourquoi souhaitez-vous vous engager auprès de nous dans l’organisation du Congrès ?

France Volontaires est partenaire de l’ANACEJ depuis 3 ans. Nous partageons un même constat : les expériences à l’international sont d’excellents vecteurs de citoyenneté ici et là-bas.

Notre objectif est d’encourager et d’accompagner les échanges entre les formes de participation des jeunes à travers le monde. Cela s’est traduit par l’organisation d’un séminaire, en partenariat avec Cités-Unies France,  dédiés aux professionnels de la jeunesse, agissant  à l’international.

Par ailleurs, l’ANACEJ et France Volontaires viennent de co-produire  un guide méthodologique pour la réalisation de projets de solidarité internationale dans la cadre d’un dispositif de participation des jeunes.

L’engagement de France Volontaires à l’organisation du Congrès de l’ANACEJ est naturelle au regard de la thématique choisie cette année et illustre une volonté de mettre à disposition notre expertise et nos réseaux au service des acteurs de la jeunesse.

Le thème de cette 10ème édition est « la mobilité », pensez-vous que cette thématique est un facteur de citoyenneté ?

La construction de la conscience citoyenne et la participation des jeunes à la vie publique ne peuvent être envisagées sans une ouverture aux réalités internationales. Les frontières entre le local et le global sont de plus en plus minces. Ce décloisonnement interroge, révolte, encourage bien souvent. Mais il peut aussi effrayer, comme en témoigne les tentations du repli identitaire et du communautarisme.

Développer une action de solidarité internationale dans le cadre d’un dispositif de participation des jeunes ne se limite pas à une expérience de mobilité et à l’aide au développement (les actions peuvent très bien être menées localement : accueil de jeunes des pays partenaires, actions d’Education au Développement, etc.). Il s’agit d’abord d’une démarche éducative fondée sur la rencontre interculturelle comme levier d’un engagement citoyen ici et là-bas. Il est important d’interroger sa propre citoyenneté en l’enrichissant de celle des autres. Les printemps arabes, les engagements citoyens en Amérique Latine, les modes d’organisation sociale en Afrique et en Asie, doivent nous faire prendre conscience qu’il existe d’autres formes d’engagements et de participation des jeunes.

Propos recueillis par Lilia Benhadji

 

France Volontaires : www.france-volontaires.org

sept 05

Parole à… Jean-Claude Richez, qui a co-produit le parcours « jeunes et adultes »

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Jean-Claude Richez

Jusqu’au lancement du Congrès nous donnons la parole à des personnalités, pour qu’ils nous disent pourquoi ils s’engagent, aux côtés de l’Anacej, dans la mise en place de ce Congrès. Aujourd’hui parole à Jean-Claude Richez, ancien coordonnateur de la mission observation et évaluation à l’INJEP, qui a co-construit le programme adulte du Congrès de l’Anacej.

Son point de vue sur la participation des enfants et des jeunes aujourd’hui en France.

“Pour moi la question de la participation des jeunes n’est pas seulement une question d’actualité mais un défi majeur auquel se trouvent confrontées nos sociétés aujourd’hui. En effet cette question « fait actualité », est inscrite à l’agenda politique, tant au niveau national, qu’européen depuis plus d’un quart de siècle. L’ANACEJ est née et s’est développée pour répondre à ce défi qui renvoie à deux questions majeures : la reconnaissance des enfants comme sujets de droit et la transformation nécessaire de notre régime de démocratie.

La reconnaissance des enfants, c’est-à-dire de ceux qui sont considérés comme mineurs, s’inscrit dans le droit fil de la Convention internationale des Droits de l’enfant adoptée par l’ONU en 1989. Son article 12  notamment implique que l’on prenne en compte l’opinion de l’enfant. C’est un droit aujourd’hui reconnu mais encore trop souvent peu pris en compte, en particulier dans l’espace public. De façon plus générale nombreux sont ceux qui continuent à penser qu’il n’y a pas de droit attaché à l’enfant à l’exception de celui d’être éduqué et « de recevoir une éducation que seul les adultes éduqués eux-mêmes peuvent lui donner » pour reprendre une formule du pédagogue Philippe Meirieu. L’enfant continue trop souvent à être pris comme « infans », c’est à dire au sens étymologique du terme latin comme « celui qui ne parle pas ». Plus le droit de parler et de voir sa parole prise en compte à la fâcheuse tendance à être dénié aux seuls enfants mais aussi à ceux que notre société classe comme « jeunes » qu’elle tend à considérer comme «infans » bien au delà de l’âge où ils sont légalement reconnus comme majeurs.

La question de la participation des enfants et des jeunes renvoie par ailleurs à une deuxième problématique qui tourne autour de la démocratie, de son fonctionnement et de son nécessaire renouvellement dans ses formes d’exercice dans un monde formé de citoyens plus éduqués, mieux informés, plus mobiles  et reliés entre eux ayant une forte demande d’exercer la participation à la vie de la cité non seulement à travers l’exercice de leur droit de vote, de temps en temps, à l’occasion des élections, mais aussi au quotidien. La distance croissante entre le citoyen acteur et le citoyen élu se traduit d’ailleurs mécaniquement par l’augmentation régulière (et qui semble irréversible) de l’abstention par ceux qui se sentent les plus éloignés de la décision publique. C’est ce constat fait à propos des jeunes qui a été à l’origine des politiques de participation. A côté de la démocratie représentative l’enjeu pour nos démocraties est le développement d’une démocratie participative ou encore délibérative qui fasse une place plus importante au citoyen comme acteur de la démocratie au quotidien, le prenne mieux en compte comme acteur de sa propre vie dans la cité.

D’une certaine manière, ces enjeux historiques posés depuis de nombreuses années font actualité à travers la définition depuis 2012 par l’Etat d’une priorité jeunesse comprenant treize grands objectifs dont trois  renvoient à ce qui fait la raison d’être de l’ANACEJ : promouvoir et valoriser l’engagement des jeunes (objectif 11), renforcer la représentativité des jeunes dans l’espace public (objectif 12), conforter les liens entre les institutions et les jeunes (objectif 13). Il s’agit «d’encourager et soutenir le dialogue avec les jeunes afin de les considérer comme des acteurs et des porteurs de solution sur les sujets qui les concernent (…) enjeu majeur du renouvellement démocratique ». Ceci passe aujourd’hui par le développement des conseils de jeunes et d’enfants, par une plus grande place faite aux jeunes dans les mouvements associatifs, politiques et syndicaux, le développement par les jeunes de leurs propres organisations mais aussi la multiplication des moments et des lieux de rencontre entre jeunes et décideurs politiques (forum, café débats, consultation en ligne, enquêtes, accès aux media etc…).
Ces préoccupations  aujourd’hui ne sont pas propres à notre pays. Elles sont largement partagées au niveau de l’Union Européenne qui parmi les trois grands objectifs de sa stratégie jeunesse se fixe celui « d’améliorer l’insertion sociale et la pleine participation des jeunes à la vie de la société ». Il s’agit « d’augmenter la participation des jeunes à la vie civique des communautés locales et à la démocratie représentative, soutenir les organisations de jeunesse, encourager la participation des jeunes qui n’appartiennent à aucune organisation (…) et améliorer la qualité des services d’information ».

L’enjeu aujourd’hui, comme le met à l’ordre du jour de son prochain Congrès l’ANACEJ, c’est bien de faire « Place aux jeunes dans la vie démocratique ».

juil 31

Appel à participation !

Vous vous sentez l’âme d’un reporter ? Vous souhaitez partager votre expérience du Congrès de l’Anacej ?  Nous avons besoin de vous !

appel à participer

Envie de faire part de votre expérience du Congrès de l’Anacej ? Vous avez participé à une édition précédente du Congrès de l’Anacej et vous souhaitez, faire part de vos « souvenirs de Congrès » sur ce blog ? Vous allez participé au Congrès de cette année et vous avez envie de partager votre expérience ? C’est maintenant possible !

Vidéos, sons, textes… Tout est possible !

Si vous souhaitez participer à l’écriture d’articles pour ce blog n’hésitez pas à vous manifester par mail à Simon Berger.

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